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Mon p'tit bonheur | Sabrina Massé

Il n’y a pas beaucoup d’autres émotions qui égalent le bonheur.

Ce sentiment que l’humain semble passer le plus clair de son temps à tenter d’obtenir, de porter à bout de bras. C’est, je crois, l’état d’esprit le plus enivrant.

Il n’y a pas beaucoup d’autres choses qui peuvent agir tel un diachylon comme le bonheur peut le faire. Tout devient plus beau, plus clair, plus exaltant. Le quotidien est illuminé, tout comme notre visage d’ailleurs.

J’ai longtemps eu l’impression de constamment courir après quelque chose sans trop savoir ce que c’était. C’était pourtant si simple, mais ô combien complexe à la fois...

Ce que je veux, depuis toujours en fait... c’est être heureuse.

On se bâtit un petit plan de vie en espérant que la résultante sera à la hauteur de nos attentes. On espère que chacune des étapes réalisées sera synonyme d’accomplissement personnel, de succès, quel que soit le niveau. La dernière chose que l’on veut, c’est obtenir quelque chose pour se rendre compte que finalement, cela ne nous rapporte rien.

Le problème lorsqu’on est une anxieuse est qu’on pense toujours à tout, tout le temps. Et on ne se croit jamais à la hauteur, jamais. J’ai souvent mélangé le bonheur avec la reconnaissance des pairs. Comme si pour être heureuse, il fallait que les autres reconnaissent que ce que je faisais était bon et réussi, et que je m’étais accomplie.

Faire passer son bonheur par la reconnaissance des autres, c’est s’imposer des objectifs plus grands que nature et s’infliger des balises contre notre gré.

Parce que rien n’est jamais bon, assez beau, assez gros. Parce que les gens ont des attentes envers nous, réalistes ou non. Mais il y aura toujours quelqu’un qui possède plus que nous, ou qui croit en savoir plus que nous et si l’on passe notre vie à tenter d’obtenir la même chose, ou d’agir selon leurs attentes, on risque de se perdre en chemin.

Il n’y a rien de mal à avoir des rêves et des ambitions, bien au contraire. Les rêves font vivre l’humain. Ils nous poussent à nous surpasser. Ce que je déplore, c’est que cela devienne une quête sans fin où le résultat voulu semble utopique.

Au lieu de passer ma vie à courir, j’ai décidé de prendre le temps d’observer. Prendre conscience de ce que j’ai, les choses que j’ai réalisées ainsi que les gens qui m’entourent et me supportent.

C’est également de faire une introspection de temps en temps et focusser sur le positif plutôt que l’inverse. C’est ressortir le beau de chaque journée, le soir avant de se coucher. C’est prendre conscience de la chance qu’on a, et d'en être reconnaissant.

Et si ce soir, après avoir analysé ton quotidien, tu te rends compte que tu n’es pas heureux, demande-toi pourquoi, et commence à agir pour toi.

Life is too short to be anything but happy.

Sabrina Massé



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  • Claudette le

    Quel beau texte
    Belle plume !
    L’importance des petits bonheurs
    Bravo et merci xx


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