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Quand vas-tu arrêter de t’auto-juger? | Audrey Scott

Tu te réveilles les cheveux en bataille, les yeux encore collés avec ton maquillage de la veille. 

Tu jettes un coup d'oeil vite fait dans la glace, et voilà que tu t'aperçois. Ton cerveau te lance déjà un commentaire ; « ouf, on a d'la job à faire avec toi ». Mais de toute manière, à bien y penser, quand est-ce que tu cesses de t'autocritiquer? 

Jamais. 

Tu te lèves déjà avec la tête pleine de jugements face à toi-même. Tu te dis que ce n’est pas grave, qu’après t'être préparée, quand tu te seras mis du fond de teint, du mascara, du fard à joues : là et seulement là, tu te trouveras belle. Comme si le naturel était démodé, voyons! 

Viens le temps de déjeuner : tu te prépares un croissant ou une toast... plutôt un oeuf? Des fruits? Ah puis finalement, tu ne manges pas, pas le temps, pas faim, trop de calories.  

On start la journée le ventre vide et la tête pleine. 

Tu te rappelles des filles parfaites que tu as vues sur Instagram hier soir; le ventre plat, des abdos d'enfer, les jambes musclées : la perfection. Tu veux tellement être comme elles, comme les standards de beauté que la société essaie de nous imposer. 

La journée passe, et tu manges un peu; pas beaucoup, pas trop. Tu calcules tes calories, tu juges tout ce que tu manges, tu te justifies à chaque bouchée. Tu finis le ventre plein, mais l'estomac à l'envers. 

Tu t'imagines comme elles : parfaite. 

Tu te dis que tu vas travailler fort, commencer le gym et cesser le chocolat, que c'est la dernière fois, la dernière tricherie. Lets go, on commence le sport. 

Une journée, deux journées, puis trois... quatre… et tout d'un coup tu n'as plus envie. 

T'abandonnes. 

Et là, tu recommences à te juger, à te rabaisser et à te comparer à ces filles d’Instagram, qui, on va se le dire, ne reflètent pas la majorité des femmes. 

Tu réalises que le sport, ce n'est pas fait pour toi. 

Tu sais que tu veux changer, mais pour qui? 

Pour toi? Pour les autres qui te regardent et qui portent un jugement? 

C'est à ce moment-là que tu réalises que tu ne plairas jamais. En tous cas, pas à tout le monde. Que tu ne ressembleras jamais à ces filles-là, parce que même elles ne sont pas parfaites.  

Alors tu te dis que tu n'as plus le choix, tu dois apprendre à t'aimer. 

À être femme; à ta manière, avec ton style, tes formes et ton corps. Tu dois t'accepter, malgré les difficultés que tu as, malgré les critiques que tu as reçues, malgré tout. 

Les autres te critiqueront toujours, si ce n'est pas sur ta grosseur, ce sera sur tes vêtements, ton maquillage, ton acnée, tes cheveux, tes piercings, tes tatouages... bref ils trouveront. Ne t'en fais pas. 

Alors, sois toi-même, accepte-toi, et aime-toi, s’il te plait.

Audrey Scott



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